Le 22 mai 2011 à 22h00 - 0 commentaire
Maïwenn : '"J'aime autant la vie que le cinéma"
Très bien accueilli par le public, lors de sa présentation en compétition officielle vendredi soir, Polisse, troisième long métrage de Maïwenn, est une réalité-fiction sur la Brigade de protection des mineurs. La réalisatrice, qui vit cette première sélection comme une expérience unique, a voulu rendre compte au plus près de la réalité, sans tabou ni non-dit, le quotidien d’une brigade de protection des mineurs.
Quel effet vous procure cette première sélection cannoise ?
Je la vis comme un rêve, en me disant que c’est la première, mais peut-être aussi la dernière fois. Je ne veux pas que mon plaisir soit entaché par la peur. J’ai décidé de tirer le meilleur de cette expérience.
Contrairement au Bal des actrices, Polisse aborde un sujet beaucoup plus lourd…
C’est en voyant un documentaire que je suis tombée amoureuse de la Brigade de protection des mineurs. Je n’ai pas choisi. Un coup de foudre, ça ne s’explique pas. J’ai mis très longtemps à obtenir les autorisations nécessaires, mais j’ai pu suivre ces policiers partout et aller sur le terrain.
Y a-t-il des choses que vous n’avez pas voulu montrer ?
Je ne me suis rien interdit. Tous les cas de viol, d’inceste, de maltraitance mis en scène sont inspirés de faits réels. En revanche, je ne voulais pas montrer de plans chocs des enfants, et la Dass (Direction des affaires sanitaires et sociales, ndlr) m’a demandé de retravailler certains dialogues.
Comment avez-vous dirigé les comédiens ?
Je suis quelqu’un d’assez directif. Mais j’aime autant la vie que le cinéma. Je suis toujours à l’affût du «moment accidentel» qui va donner toute sa saveur à une scène.
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